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philippe
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Posté le: Sam Oct 14, 2006 11:36 Sujet du message: Joy Division |
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Chapitre I - Origines (The Stiff Kittens & Warsaw) :
En 1976, le mouvement punk fit brutalement irruption et tira la musique pop de son apathie. Les leaders du mouvement furent les Sex Pistols, dont les titres fameux, comme "Anarchy in the UK" ou "God save the Queen", allaient être les hymnes de cette génération du "no future". La plupart des musiciens punks ne savaient pas jouer, mais ne voyaient pas cela comme un obstacle pour atteindre leur but : monter sur scène et hurler leur rage à la face du monde! Beaucoup étaient influencés par de célèbres groupes cultes de la fin des années 60 et du début des années 70: Le Velvet Underground, Lou Reed, David Bowie, Alice Cooper, Les Stooges, Iggy Pop, Les Doors, etc... Pendant la tournée Anarchy in the UK, les Pistols jouèrent à Manchester le 4 juin. Dans le public ce soir là se trouvaient trois jeunes gens vivant dans les environs de Manchester : Peter Hook et Bernard Albrecht, deux copains d'école, ainsi que Ian Curtis. Quelques jours plus tard, Peter et Bernard décidaient de monter un groupe, avec Peter à la basse et Bernard à la guitare; ils engagèrent Terry Mason comme batteur, mais avaient besoin d'un chanteur. Pour en trouver un, ils passèrent une offre au magasin de disques Virgin de Manchester. Ian y répondit et devint le chanteur du groupe, appelé alors the Stiff Kittens. Il devait également écrire les textes des chansons. Ils répétèrent beaucoup durant quelques mois, et composèrent leurs premières chansons, dans le plus pur style punk. En mai 1977 le groupe changea son nom en Warsaw (en référence à "Warszawa"de Bowie) et Terry fut remplacé par Tony Tabac. Un mois plus tard, Tony quittait le groupe et Steve Brotherdale prenait sa place. Ce fut à ce moment que Paul Morley du NME et que le DJ Rob Gretton découvrirent le groupe et perçurent son remarquable potentiel. Warsaw enregistra une cassette de démo incluant cinq chansons aux Pennine Sound Studios en juillet, mais Steve quitta le groupe quelques jours après. Finalement, Stephen Morris rejoignit le groupe. En octobre, ils jouèrent à l'Electric Circus, qui devait fermer, avec The Fall et The Buzzcocks. Quelques morceaux furent enregistrés par Virgin comme témoignage de la scène punk de Manchester. En décembre, ils enregistrèrent quatre titres, qui devaient apparaître plus tard sur "An Ideal ForLiving". En janvier 1978 le groupe changea de nouveau de nom pour s'appeler Joy Division, pour éviter toute confusion avec un autre groupe. Ils répétèrent intensément et composèrent de nouvelles chansons. Le 14 avril , ils participèrent avec 16 autres groupes à un concours : Tony Wilson, qui travaillait pour la chaîne Granada TV, et Rob Gretton furent grandement impressionnés par leur performance.
Chapitre II - Naissance d'une légende (Joy Division - Factory) :
Joy Division entra en studio pour l'enregistrement de onze titres avec le label RCA. Pour la première fois, ils ne sonnaient pas comme tous les autres groupes punks. Mais certaines modifications faites par le producteur, et les conditions du contrat avec RCA leur déplurent. Pour cette raison le 21 mai, Bernard put faire de Rob le manager du groupe. Le 8 juin, Tony ouvrait un club à Manchester, appelé The Factory I (d'après le nom du Factory de Warhol). Peter Saville, un jeune artiste local, conçut une affiche pour l'événement, et Joy Division sembla plein de promesses à beaucoup de critiques. Ils répétèrent tout l'été ce qui eut pour effet immédiat de faire mûrir leur musique. Avec l'aide de Rob Gretton, ils purent empêcher la sortie du disque de RCA (qui devint plus tard le pirate "Warsaw"). Du fait de toutes ces répétions et de tous ces concerts, ils s'étaient considérablement améliorés, et les critiques comme le public étaient de plus en plus impressionnés. Le 20 septembre, ils passèrent sur Granada TV en live, et décidèrent de jouer "Shadowplay", un de leurs titres récents. Ils donnèrent un autre concert à the Factory où des exemplaires gratuits de "An Ideal for Living" furent distribués aux journalistes. Ce fut à cette occasion que les routes de Martin Hannett et de Joy Division se croisèrent pour la première fois. A la fin de 1978, Tony Wilson et Alan Erasmus, un acteur de théâtre , fondèrent une maison de disques appelée "Factory Records", qui deviendra le label indépendant le plus célèbre et créatif de son époque. Peter Saville fut choisi comme designer, et Martin Hannett comme producteur. En octobre, Hannett produisit deux titres de Joy Division, qui apparurent sur une compilationappelée "A Factory Sample". Les mois suivants, Rob Gretton organisa des concerts à Manchester, Leeds, Liverpool, Canterbury, Bristol, York et Londres, et le groupe commença à se créer un véritable public. Ils durent cependant faire face à un problème sérieux, car Ian était maintenant victime de crises d'épilepsie. Le 31 janvier 1979 , ils enregistrèrent quatre morceaux pour John Peel, DJ sur BBC Radio 1. Cette Peel session fut diffusée deux semaines plus tard, et suivie d'un autre concert à Londres, puis d'une séance d'enregistrement avec le label WEA, et enfin d'autres concerts, avec The Cure. Sur scène, Joy Division avait quelques caractéristiques spéciales : ils choisissaient les chansons qu'ils allaient interpréter juste avant le début du spectacle, et ils jouaient avec très peu de lumière à cause de l'épilepsie de Ian.
Chapitre III - Unknown Pleasures :
Rob Gretton et Tony Wilson se mirent d'accord pour produire le premier album du groupe. Joy Division répéta quasiment jour et nuit tout le mois d'avril, et composa environ quinze nouvelles chansons. Avec Martin Hannet ils travaillèrent intensément sur "Unknown Pleasures". Les dix titres sont remarquables, de par la musique et les paroles bien sûr, mais aussi grâce à l'apport incontestable de Hannett qui sut les entourer d'une aura particulière. L'atmosphère, le son des morceaux sont oppressants, sombres et claustrophobes, mais en même temps puissants, émouvants, et éclatants. Puis ils reprirent la route, jouant en Angleterre avec Orchestral Manoeuvres In The Dark et quelques autres, et enregistrèrent plusieurs titres pour une radio locale, Piccadilly Radio. L'impact et le renom de Joy Division grandissait rapidement, même s'ils refusaient les interviews de façon presque systématique - pensant que leur musique parlait parfaitement pour eux. Ils n'avaient pas de promotion publicitaire : simplement des concerts, des concerts et encore des concerts, surtout dans la région de Manchester. En juillet 1979 parut "Unknown Pleasures", dans sa pochette noire, agrémentée d'un simple dessin en noir et blanc. Le design de Peter Saville n'incluait aucune photo ou aucun nom des membres du groupe. L'album reçut des critiques particulièrement élogieuses - meilleur disque depuis le LA. Woman des Doors - et resta longtemps dans les classements anglais indépendants. Bizarrement, tous étaient encore des amateurs, avec chacun un métier ! La batterie claque comme des coups de feu, sauf quand Steven délivre de furieux roulements sur ses fûts, la basse est omniprésente, parfois menaçante, parfois plus calme, mais toujours utilisée d'une manière tout à fait inhabituelle pour un groupe pop, avec un rôle primordial dans l'architecture des chansons et la mélodie. La guitare joue souvent avec la basse, dans une sorte de contrepoint; le sonvarie, distordu ou clair, plus ou moins agressif, flou ou brillant et à la précision chirurgicale. Le chant et les paroles de Ian élèvent encore le niveau : on sent que Joy Division ne triche pas, mais se dévoile et s'expose. La colère ou la peur que l'on entend dans sa voix sont simplement la vérité nue. Sur ces bases remarquables, l'apport de Hannett, incluant des synthétiseurs et du bruitage, plus un extraordinaire travail sur le son des instruments (avec Chris Nagle) crée une atmosphère unique de tension et de chaos. A la fin juillet, Paul Slattery photographia Joy Division à Stockport, et le groupe donna une interview au NME. Au même moment, il travaillait avec Martin Hannett sur deux autres morceaux pour un single. Il repartit en tournée en août, principalement à Londres, avec Echo And TheBunnymen et Orchestral Manoeuvres, et à Liverpool. Ian, Peter, Steve et Bernard purent quitter leurautre job et se dédier totalement à Joy Division.Leur performance au Leeds Futurama One festival fut grandement appréciée - ils jouèrent avec d'autres groupes comme Cabaret Voltaire, A Certain Ratio, Public Image Limited, Orchestral Manoeuvres In The Dark ... - ainsi qu'au Nashville Club à Londres. Invités par la BBC, ils jouèrentdeux chansons pour le show TV "Something Else".Après un autre concert à The Factory I, ils firent une tournée au Royaume-Uni en première partie des Buzzcocks : Liverpool, Leeds, Newcastle, Glasgow, Edinburgh, Aberdeen, Dundee, Bangor, Sheffield, Derby, Birmingham, Manchester, Leicester, Oxford, Bournemouth, Cardiff, Bristol,London, entre autres. Chaque nuit, le public était surpris et interpellé par la musique de Joy Division et l'intensité de leur performance sur scène. A Liverpool le public quitta les lieux juste après la prestation de Joy Division, comme s'il savait que rien d'aussi fort ne pourrait survenir, même si beaucoup n'avaient jamais entendu parler du groupe. A Bristol, les gens furent totalement vidés après leur apparition. De nombreux critiques, du NME, de Melody Maker ou de Sounds, partageaient exactement le même sentiment. Naturellement, les Buzzcocks devinrent jaloux du succès de Joy Division...Entre les concerts de la tournée, ils jouèrent aux environs de Manchester, et pour la première fois hors de Grande-Bretagne, à Bruxelles. Le goupe fut alors contacté par le vice-président de Warner Brothers Records, qui leur offrit un million de dollars pour les signer sur son label. Rob Gretton et le groupe déclinèrent l'offre. Le 26 novembre, Joy Division enregistra une seconde John Peel session avec Tony Wilson, qui fut diffusée quelques semaines plus tard sur Radio One.
Chapitre IV - Closer :
Rob Gretton planifia une tournée en Europe pour Joy Division en décembre 1979 et janvier 1980. Onze dates en France, aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne. Le premier concert fut donné à Paris, aux Bains-Douches : Bernard Lenoir, le John Peel français, diffusa le groupe live sur les ondes de la radio française; puis eurent lieu un concert à Manchester dans la nuit du Nouvel An, et celui du Paradiso à Amsterdam, où Joy Division, qui n'avait pu trouver de première partie, joua deux fois de suite !Les shows suivants se déroulèrent à La Haye, Nimègues, Anvers, Cologne - dans une ancienne église, Rotterdam, Bruxelles, Eindhoven, Groningue et Berlin. De retour en Angleterre, ils travaillèrent à la composition de nouveaux morceaux - dont "Love WillTear Us Apart" - et jouèrent à cinq reprises, à Londres, High Wycombe, Preston, Londres de nouveau et Bristol, A Certain Ratio assurant la première partie.Lors du concert de Preston, ils eurent de nombreux problèmes techniques, et Ian parla longuement au public, pour le faire patienter! En mars 1980, ils entrèrent aux Britannia Row Studios pour enregistrer leur second album avec Martin Hannett. Entre temps ils avaient gravé "Atmosphere" et "Dead Souls", pour le single "LichtUnd Blindheit", dans une édition française limitée à 1578 copies. Dans cet album, "Closer", ils fouillèrent encore plus profondément leurs pensées et leurs sentiments. Encore une fois, le travail et le talent incroyables de Martin Hannett offrirent à la superbe musique de Joy Division l'écrin le plus parfait. Après l'enregistrement, en avril, le groupe donna quelques concerts : à Londres, au Moonlight Club,et au Raibow Theatre, où les lumières, trop fortes, déclenchèrent chez Ian une terrible crise d'épilepsie à la fin du spectacle. Mais le groupe devait donner un deuxième concert la même soirée, à nouveau au Moonlight Club. Après un début furieux, Ian s'effondra, incapable de bouger ou de chanter. Le groupe était déjà considéré comme culte, et toutes ses prestations étaient à deux doigts de provoquer l'émeute ou le chaos, aussi bien interne qu'externe : "Joy Division me convainc que je pourrais cracher à la face de Dieu." (Neil Norman, NME). Joy Division devait préparer sa première tournée aux US avec les Buzzcocks, et huit concerts furent organisés à cet effet : mais la santé de Ian se détériorant, seuls cinq eurent lieu, à Malvern, Bury -où Ian ne put tenir très longtemps son rôle, Manchester, Derby et Birmingham le 2 mai."Closer" devait être publié sous peu - Factory avait entre temps sorti un 45 tours flexible gratuit avec de nouveaux titres, Joy Division devait partir pour les Etats-Unis et Warner Brothers Records leur avait de nouveau offert un contrat d'un million de dollars, assorti d'une totale liberté artistique. Mais Ian n'en pouvait plus : sa santé et des problèmes sentimentaux l'accablaient. Le 17 mai, il revint dans sa maison à Macclesfield, regarda Stroszek, un film de Werner Herzog, l'histoire d'un chanteur, un paumé, qui finit par se suicider, écouta l'album d'Iggy Pop "The Idiot" et le matin du 18 mai se pendit dans sa cuisine. Il fut incinéré au cimetière de Macclesfield le 23 mai. John Peel annonça la mort de Ian sur Radio One le 19 mai, et rendit hommage au groupe et à l'homme avec "Atmosphere", qui était alors quasi-inconnu au Royaume-Uni. Peter, Steve, Bernard, Martin et Tony étaient tout simplement anéantis par le suicide de Ian . "Closer" et le single "Love WillTear Us Apart" sortirent finalement à la fin de juin 1980. Les pochettes, qui avaient été choisies de smois auparavant, étaient comme toujours désignées par Peter Saville : elles incluaient deux photos en noir et blanc de Bernard Pierre Wolff, un remarquable photographe français, prises dans le cimetière de Gênes, Il Staglieno : un Christ mort entouré de personnes le veillant pour "Closer", et un ange se lamentant pour "LWTUA"."LWTUA" inclut deux versions de la chanson, car ni Joy Division ni Martin Hannett n'avaient pu se décider sur la version qu'ils préféraient. Le titre atteignit la cinquième place des classements Indies. Une video du morceau fut également diffusée. La beauté et la force de "Closer" viennent de la convergence du travail intense du groupe, du monde intérieur de Ian avant que celui-ci ne s'effondre, et des visions et de la magie de Martin. Les chansons semblent venir - plus que jamais - d'un autre monde, avec les paroles de Ian remplies de doutes, d'inquiétude et de peurs, la basse bourdonnante de Peter, les riffs tranchants et acérésde la guitare de Bernard et la batterie hypnotisante de Steve, encore une fois sublimés par l'apport de Martin (synthétiseurs, travail sur le son ..., avec l'assistance de John Caffery et de Michael Johnson)."Closer" atteignit la sixième place des charts anglais, et les critiques furent unanimes à le louer."LWTUA" monta jusqu'à la treizième place du classement des singles, et Joy Division fit la razzia du classement annuel du NME.Bien que leur musique ne ressemblait à aucune autre, elle fut classée comme new-wave, cold-waveou gothic, mais quel que soit son nom, elle influença de nombreux goupes new-wave (The Cure,Echo and the Bunnymen, U2, etc...) .
Chapitre V - New Order :
Les membres du groupe s'étaient mis d'accord pour qu'en cas de départ de l'un d'entre-eux, quelle qu'en soit la raison, Joy Division s'arrête. Peter Hook, Stephen Morris et Bernard Albrecht (maintenant Sumner) formèrent New Order, avec Gillian Gilbert aux claviers, Bernard prenant en charge le chant. Mais, de leur premier album, "Movement" - sombre, encore une fois produit par Martin Hannett et toujours dans la lignée de Joy Division - à leurs chansons de danse décalées, ceci est une autre histoire, qui inclut le plus grand hit de la musique pop : "Blue Monday".
En 1980 et 1981, Factory publia le single "Atmosphere" et l'album "Still", avec des titres rares et les chansons du concert de Birmingham de mai 1980, qui atteignit la cinquième place des charts anglais. En 1982 Ikon sortit une vidéo de Joy Division, filmée lors de plusieurs concerts du groupe "Here arethe young men", et en 1986 et 1987, les "Peel Sessions" furent éditées. Factory publia un CD appelé"Substance" en 1988, avec les singles de Joy Division et quelques morceaux inédits, en même temps qu'un autre "Substance", pour New Order celui-là. Une vidéo pour "Atmosphere" fut tournée par Anton Corbijn, qui avait photographié le groupe à diverses occasions. En 1995, quinze ans après la mort de Ian, une nouvelle compilation "Permanent" fut éditée, et en 1998 un coffret de 4 CD "Heart And Soul" fut commercialisé, suivi en 1999 par le concert de Preston,"Preston 28 February 1980". Les Peel sessions furent rééditées en 2000 dans le CD "The Complete BBC Recordings", et le concert de Paris, "Les Bains Douches 18 December 1979" sortit en 2001.De nombreux livres ont été écrits sur Joy Division, New Order et Ian Curtis dans plusieurs pays, dont la biographie de Ian par sa veuve, Deborah. Comme Joy Division avait conquis un public très fidèle, et atteint cette réputation de groupe culte, de nombreux enregistrements pirates sont recensés, issus des différents concerts du groupe, à cette époque où la musique était composée et jouée par des hommes.
2007 verra le jour d’un long metrage. "Control" sera un film biographique sur la vie de Ian Curtis. Le projet sera réalisé par Anton Corbijn, connu pour ses vidéos de U2 et de Depeche Mode. La bande originale sera signée par New Order, David Bowie, Iggy Pop et Roxy Music. Elle comprendra également des morceaux de Joy Division. Ian Curtis sera interprété à l'écran par Sam Riley, apercu dans "24 Hour Party People" et surtout chanteur du groupe indépendant 10 000 Things.
Ian Curtis - voix, guitare
Stephen Morris - batterie
Peter Hook - guitare basse
Bernard Sumner - guitare et synthétiseur.
Atmosphère
Love Will Tear Us Apart
She’s Lost Control (Live)
Shadowplay (Live)
Shadowplay (Live)
Transmission & She’s Lost Control (Live)
Dead Souls (Live)
Here Are The Young Men (Live)
Colony (Live)
New Dawn Fades (Live)
Autosuggestion (Live)
Day Of The Lords (Live)
Sound of Music (Live)
Documentaire (partie 1)
Documentaire (partie 2)
Documentaire (partie 3)
Documentaire (partie 4)
Transmission from “24 hour party people “
Ceremony from “24 hour party people “
ITW Anton Corbijn - Control
Photographies
Photographies
Photographies
Fan Site
Fan site
Fan Site francais
Discographie
Discographie _________________
Désormais, l'emblème du gouvernement belge sera le préservatif.
Ce caoutchouteux ustensile représente parfaitement la politique belge : il supporte l'inflation, vide les bourses, ralentit la production, bousille la prochaine génération, et surtout – surtout ! - protège les glands.
Il procure en outre un sentiment de sécurité alors même qu’on est en train de se faire baiser. |
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Bde
Posteur du dimanche


Inscrit le: 11 Mar 2006
Messages: 134
Localisation: LILLE
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Posté le: Sam Oct 14, 2006 22:08 Sujet du message: |
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Superbe zoom, merci  _________________ I can't stand this emotional violence.... leave in silence....
W.Y.S.I.W.Y.G. - J'y étais
Arras 29 juin 2006 |
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Manu2
Cedex Le forum (Poste restante)


Inscrit le: 07 Déc 2002
Messages: 2010
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Posté le: Sam Oct 14, 2006 23:15 Sujet du message: |
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| Bde a écrit: | Superbe zoom, merci  |
 _________________ "Je trouve qu'il vaut mieux faire des fautes d'orthographe que des fautes de goût" - Rachid Taha |
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philippe
Editor

Inscrit le: 12 Mar 2004
Messages: 3878
Localisation: entre la seringue et mon vélo
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Posté le: Ven Jan 12, 2007 12:34 Sujet du message: |
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| EW3 a écrit: | Control and Martin Gore
January 11 19:20 cet
Mojo magazine’s February issue is reporting that Depeche Mode’s Martin L. Gore is partly help financing the new film “Control”. Control is the story of the legendary band Joy Division and is being directed by long time DM collaborator, Anton Corbijn.
Here is an excerpt:
In the Shadow Play.
Directed by Dutch photographer Anton Corbijn, Control is set to open in UK cinemas in March, 2 years after its American producers Orian Williams and Tom Eckhert first contacted Mojo to discuss their new project. Eckert has spoken about their lengthy effort to get the film off the ground, having optioned the rights to 'Touching from a distance' in the late 90's. ''I don't think there are many really great stories out there.'' said Todd. ''But this is one of them.''
Williams, in particular, felt it crucial to find a director whom both Deborah and the surviving members of Joy Division could trust. Though Anton Corbijn had yet to direct a full feature film, the Dutchman’s credentials were impeccable. In 1980 he moved from Holland to Britain specifically to photograph the group, his iconic shots for NME launching a career that would see him in the 80's and beyond become first choice lensman for U2, Depeche Mode and R.E.M.
Indeed it was non other than Bono who told Williams at a party in 2004, ''You've got to get Anton to direct this movie''.
''Initially, (Corbijn) did not want to make a film about a musician”, explains Williams. ''But then he realized it wasn't a conventional biopic, it was a love story.'' Once on board the director's first stipulation was that the film should be shot in moody black and white. The result, says Williams has an ''abstract poetic, epic feel, but it's not arty, its not a fever dream. Its traditionally mapped out- Antons a big fan of old English movies, he loves David Lean, Truffuant, Jim Jarmush, (Loach's) Kes.''
Control - part-financed by Depeche Mode's Martin Gore - has, it seems won some important fans. The surviving members of Joy Division saw a preview on November 28th, reporting to Mojo that they ''very much approve of it and will be backing it 100%''. ''Initially the group were disinterested in the film, but at the same time were intrigued and wanted to get involved'' says Williams.''When we first met them backstage at a gig in Liverpool in 2005, Bernard said 'Just have some fun with it.' We did and the finished Movie is amazing.''
Control will be released in spring 2007, for more info go to www.controlthemovie.com
Thanks to Presley1 for the excerpt! |
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Désormais, l'emblème du gouvernement belge sera le préservatif.
Ce caoutchouteux ustensile représente parfaitement la politique belge : il supporte l'inflation, vide les bourses, ralentit la production, bousille la prochaine génération, et surtout – surtout ! - protège les glands.
Il procure en outre un sentiment de sécurité alors même qu’on est en train de se faire baiser. |
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