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philippe
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Posté le: Mer Déc 06, 2006 10:03 Sujet du message: Killing Joke |
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Killing Joke est un groupe britannique rock, post-punk et Metal-indus crée en 1978 dont le nom vient d'un sketch des Monty Python. Jeremy "Jaz" Coleman le chanteur, leader du groupe, joue des claviers et synthés, compose et dirige cordes et orchestres à l'occasion. Le guitariste Geordie Walker et Coleman sont les membres constants du groupe. Ils sont reconnus comme un des groupe les plus importants de la periode post-punk/new wave de la fin des années 70 et du début des années 80. Ils ont fortemment influencé des groupes comme Nirvana, Metallica, Ministry, Soundgarden et KoЯn, qui ont tous mentionné etre redevable à 'The Joke'.
En 1994, Killing Joke a sorti l'album Pandemonium qui a fortement marqué et influencé la scène Metal industrielle. Cet album est encore actuellement une référence du Metal industriel.
Le batteur originel "Big Paul" Ferguson a decrit un jour leur musique comme "the sound of the earth vomiting" (le son de la terre qui crache). Leur son de guitare et de basse joue sur la distorsion, avec des sons de batterie tribaux, puissants, funky et dansants et des synthés typiques de la New Wave, le chant va parfois jusqu'au hurlement tribal. Jaz Coleman est passé par une periode mystique et d'expérimentation en tant que compositeur classique dans les années 1990 avant de refonder le groupe au début des années 2000.
Coleman a etudié plusieurs cultures et a une passion pour le folklore tchèque et la musique maori. Une de ses pièces Māori pieces est "Second Symphony for Māori Voice and Orchestra".
Avec Anne Dudley de Art of Noise en 1990 Coleman co-ecrit "Songs From the Victorious City" (Réference au Caire, et à l'Egypte). En 1999 il produit et arrange un album des Doors pour orchestre, joué par des musiciens classiques comme Nigel Kennedy et le "Prague Symphony Orchestra", nommé "Riders on the Storm : The Doors Concerto CD" (2000). Il a travaillé avec le New Zealand Symphony Orchestra, le Auckland Philharmonic, et a composé en residence avec le Prague Symphony Orchestra.
En 2002 Coleman a joué dans un film tchèque de Petr Zelenka Rok (Year of the Devil).
Il soutient le concept des eco-villages et s'est investi pour en créer un.
Depuis 2003 et la sortie de leur second album éponyme, Coleman partage son temps entre la composition d'oeuvres symphoniques et le travail en studio et sur scène pour Killing Joke. Il a etudié de nombreuses cultures, vit actuellement entre Prague et la Nouvelle Zélande et a développé une passion pour le folklore tchèque et la musique maori.
Les origines
La légende veut que Killing Joke soit né d'une rencontre dans une file d'attente de l'équivalent britannique de l'ANPE, le British Unemployment Office, à la toute fin de l'année 1978. Ce jour-là, Jeremy "Jaz" Coleman rencontre un ami et commence à parler de ses aspirations musicales. En entendant le discours de Jaz, son ami lui glisse qu'il a quelqu'un à lui présenter, puis l'emmène à son appartement londonien où les attend le batteur Paul Ferguson.1 Selon Coleman, sans échanger un seul mot, ces deux-là réalisent qu'ils sont destinés à jouer ensemble une musique que Ferguson décrira plus tard comme « the sound of the Earth vomiting » - le son que ferait la Terre en vomissant.
Pour donner corps à leurs idées, Coleman et Ferguson font passer une annonce dans le journal musical Melody Maker, disant en substance : « Want to be part of the Killing Joke? Total Publicity - Total Anonymity - Total Exploitation »2, soit à peu près : « Vous souhaitez faire partie de la Blague qui Tue? Publicité Totale - Anonymat Total - Exploitation Totale ». Peu de temps après, le guitariste Kenneth "Geordie" Walker et Martin "Youth" Glover les rejoignent et le groupe prend vie. Le nom provient d'une expression britannique faisant référence à une situation ou un événement paradoxal, ironique. Ils commencent alors à écrire, se produire en concert et gagnent rapidement une assez bonne réputation à travers Londres avec des morceaux comme Malicious Boogie, Wardance, Pssyche, Turn to Red, Nuclear Boy, et une reprise des Sex Pistols, Bodies. Selon Coleman, Killing Joke s'est formé autour d'intentions bien particulières : « définir l'exquise beauté de l'ère atomique en termes de style, de son, et de forme. »
Le groupe déménage et s'installe dans le quartier de Notting Hill Gate, pour y enregistrer le premier single du groupe, Almost Red, avec de l'argent emprunté à la petite amie de l'époque de Coleman. John Peel3, impressionné par l'enregistrement, propose au groupe un passage dans son émission. Killing Joke deviendra l'un des groupes les plus populaires parmi ceux diffusés par ce biais, à la fin des années 1970. A la fin de l'année 1979, les membres du groupe signent avec Island Records, qui leur permet de créer leur propre label, Malicious Damage.
Les années Malicious Damage
Après la sortie du 4 titres Nervous System / Turn to Red sur Malicious Damage par le biais d'E'G Records, Killing Joke sort sont premier album éponyme en 1979.4 Couverture en noir et blanc, pas de mention des noms des membres du groupe, c'est une explosion de sons apocalyptiques. Saturé d'un nuage électronique, de batterie tribale, de basse pulsatile et d'un son de guitare rythmique unique, l'album inclut le titre Change qui devient un standard des clubs des deux côtés de l'Atlantique. « C'est de la musique agressive, dira Ferguson, ce n'est pas de l'amusement poli. Nous avons des titres dans les charts5 ici [aux Etats-Unis] et c'est un plaisir. Ca ne m'embête pas du tout d'entrer dans les meilleures ventes disco. Je pense que ça porte beaucoup d'espoir pour le monde. »
Les membres de Killing Joke écrivent tous les morceaux de leur album suivant, What's THIS for...! alors qu'ils sont déjà en studio. Selon Geordie, ce procédé s'est révélé difficile, puisque pour le premier album ils disposaient d'un an de travail d'avance avant l'enregistrement. Sorti fin 1981, l'album révèle un groupe focalisé sur le développement de son propre son. Depuis Madness, long de 7 minutes, jusqu'à Tension et Fall of Because, l'album continue dans le sillon tracé par le groupe, basé sur leur prédiction d'une fin prochaine de la raison et d'un retour à un type d'homme plus primitif. C'est aussi un bon indicateur de l'humour pervers derrière Killing Joke. La couverture montre une mère de famille / touriste contemplant un champignon atomique, et des paroles comme « I wonder who chose the color scheme? It's very nice! » (« Je me demande qui a choisi les couleurs? C'est très joli! ») amènent le public à se demander quel est ce groupe anonyme qui l'enjoint à « suivre les dirigeants » (sur le morceau Follow the Leaders).
1982 : Pressions et dépression
A l'issue d'une tournée mondiale, Killing Joke s'aventure en Allemagne avec le producteur vétéran Conny Plank. Cette première collaboration avec un producteur extérieur au groupe donne Revelations, sorti en 1982. Nouvelle déflagration sonore anonyme, l'album comprend le hit Empire Song mais révèle aussi les pressions auxquelles le groupe est soumis, aussi bien dans un registre personnel et relationnel que de la part de l'industrie musicale. "Land of - better change your tune now, Milk and - oh so negative, Honey - and we're so content now, Land of Milk and Honey". ("Pays de - vous devriez changer de tonalité, Lait et - oh, c'est si négatif, de Miel - voilà, on est bien contents, Pays de Lait et de Miel.")
Incertains quant à la direction musicale à suivre, et confrontés à la perspective d'une nouvelle tournée mondiale, le groupe craque et se sépare.6 Jaz, au bord de la dépression nerveuse, quitte le groupe pour se réfugier en Islande à la fin d'un concert, le soir de son anniversaire.7 Il choisit cette destination suite à la vision d'une imminente fin du monde, (a priori suite à un conflit nucléaire,) ses interlocuteurs mystiques souhaitant ainsi le mettre en sûreté. Geordie Walker le rejoint et ils enregistrent sur une brève période avec le groupe local Peyr tandis que Youth et Big Paul forment leur propre groupe, Brilliant, apparemment nommé ainsi à cause de la face B du single Empire Song. Cependant, avant que Brilliant ait eu le temps de sortir un album, Paul Ferguson quitte le groupe. Les critiques britanniques s'expriment assez vertement sur ces déboires, et Youth accompagné de divers collaborateurs sort finalement un single appelé That's What Good Friends Are For (lit. "les bons amis sont faits pour ça"), appel du pied assez évident envers ses anciens camarades. Depuis sa retraite islandaise, Coleman traite Brilliant de "faiseurs de musique à fric" et rejete l'offre.
Raven et le délicat virage des années 80
Peut-être finalement motivé par Brilliant, Jaz rejoint Geordie et Big Paul et ensemble ils recrutent un bassiste alors inconnu, Paul Raven. Ils tournent en Europe et aux Etats-Unis au cours de l'année 1982, permettant ainsi à Raven de se faire les dents sur les scènes américaines. Plusieurs concerts à Toronto sont enregistrés pendant la tournée, donnant naissance au maxi HA, Killing Joke Live.
Killing Joke signe ensuite chez Polydor et amorce un virage sujet à controverse, la recherche d'un nouveau public pour leurs albums. Cette même demande de la part de Youth, quelque temps plus tôt, avait pourtant conduit Jaz à repousser Youth. Le résultat, sorti en 1983, est l'album Fire Dances. C'est alors la première fois qu'apparaissent, dans un livret, les photos des membres du groupe. Présentant styles très divers, Jaz dira de cet album qu'il est "leur meilleur à ce jour" (comme il semble l'avoir dit de chaque nouvel opus) et Let's All Go (to the Fire Dances) sera choisi comme single de lancement. L'album contient quelques perles, comme Frenzy et Harlequin.
Le groupe semble à nouveau connaître une baisse de qualité cette même année avec la sortie du 45 tours Me or You, dans lequel le groupe semble se demander si c'est au groupe ou à son public de changer afin de vendre plus d'albums.
Après un moment de silence, Killing Joke revient en 1984 avec une nouvelle paire de 45 tours, A New Day et Eighties, qui seront plus diffusés à la radio qu'aucun de leurs singles précédents. Jouant devant d'immenses drapeaux états-uniens et soviétiques, le groupe reprend les tournées et semble vouloir donner une image plus homogène, coordonnant les costumes noirs, avec pour Geordie et Raven de grandes bottes en caoutchouc et métal à la Kiss.
Profitant du succès d'Eighties, le groupe sort l'album Night Time, enregistré à Berlin et comprenant la chanson Love Like Blood qui jete à nouveau du Killing Joke sur les pistes de danse des Etats-Unis et de l'Europe. Comprenant huit titres, dont Eighties, l'album offre de très bons sons de claviers mélodiques et un excellent travail de Geordie à la guitare sur des morceaux comme Kings and Queens et Europe.
Sur leur sixième album, Brighter than a Thousand Suns (trouvant son nom dans une description japonaise de l'explosion nucléaire), le groupe s'offre un succès modeste à mesure que les photos, elles, s'agrandissent. Coleman apparaît en couverture, les autres membres dans le livret. Les hits comme Adorations et Sanity sont peu diffusés, tandis que des morceaux tels que Chessboards et Rubicon gardent éveillé l'intérêt des puristes. Nous sommes alors en 1986.
Problèmes artistiques, soucis juridiques
Et les ennuis recommencent. Pendant l'enregistrement de ce qui devait être un album solo de Coleman, Virgin Records et E'G font main basse sur des démos enregistrées par Geordie et Jaz seuls et projetent d'en faire un album de Killing Joke. Celà ressemble alors fortement à une tentative de priver les membres du groupe des revenus issus de leurs droits d'auteurs. En toute hâte, Coleman finalise les morceaux, et Outside the Gate sort en 1988. Qualitativement inégal, l'album reçoit un accueil très froid. Y figure America, trait sarcastique à destination d'un pays et d'une culture que Killing Joke avait semblé courtiser sur les deux albums précédents. "Outside the Gate" reste un intéressant témoignage de l'époque, avec par exemple Stay One Jump Ahead et son chant scandé façon rap. L'album apparaît et disparaît, et le groupe suit le même chemin. S'ensuit un procès contre la maison de disques, qui ruinera Killing Joke tant moralement que financièrement.
1989, nouveau retour, nouveaux revers
Mais comme un chat utilisant une autre de ses vies, Killing Joke revient en 1989. Afin de trouver une nouvelle maison de disques et de payer des frais de justice plutôt salées, le groupe s'embarque pour une tournée états-unienne qui les mène de petit club en petit club. Ils prennent dans leurs bagages une sélection de nouveaux morceaux, un nouveau batteur (Martin Atkins, un ancien de PIL et de Brian Brain) et un bassiste inconnu, Taif. La presse spécialisée britannique annonce originellement que le bassiste de la tournée sera Andy Rourke, ancien bassiste des Smiths. Celui-ci commence effectivement la tournée, mais est vite écarté pour d'obscures raisons. Atkins, interrogé à ce sujet, se contentera d'un laconique : « c'était un vrai connard ». Dotée de moyens financiers très faibles, la tournée permet au groupe de retrouver leur technicien et ami de longue date, Fil, et le claviériste John Bechdel.
Se déplaçant en minibus et mangeant des sandwiches, le groupe joue des sets intenses qui voient défiler presque tous les nouveaux morceaux. Dans la région de New York, ils jouent trois fois, et tiennent conférence dans le quartier de Greenwich Village. Jaz profite de cette occasion pour pester contre l'industrie du disque, qui selon lui a avalé, broyé et recraché le groupe. Les fans sont invités à assister à ce discours, qui sera filmé pour l'émission de MTV, 120 minutes. Jaz parle alors de racheter les droits sur le nom "Killing Joke", qu'il partage alors avec Big Paul Ferguson, et s'exprime sur les difficultés que le groupe a traversées. Il semble qu'en effet bien peu de directeurs artistiques se soient déplacés pour les voir sur scène lors de cette tournée.
L'héritage d'Extremities
A partir de là, Killing Joke tente une approche de la popularité par la base. Ils créent l'Organization of the Distant Island Chapter, groupe de fans basé dans la ville de résidence d'Atkins, Chicago, et qui se charge de vendre des T-shirts, badges et autres autocollants à l'éfigie du groupe. Ils proposent même une video de concert à Miami et sortent sur vinyl l'album the Courtauld Talks, conférence sur fonds musical.
Finalement, le groupe signe pour un seul album avec le label Noise Entertainment, filiale du conglomérat allemand BMG, qui pense que Killing Joke cherche à se faire une place sur le marché de la musique alternative. S'ensuit la sortie de l'un de leurs albums les plus aboutis, Extremities, Dirt & Various Repressed Emotions. Reflet d'un état d'esprit désespéré, l'album est une avalanche de dégoût, de colère, de sarcasme - tous les ingrédients d'un bon album. Pas de fioritures, juste une guitare incisive, un excellent travail à la batterie de la part d'Atkins, et un Jaz Coleman hurlant à qui veut bien entendre. Le groupe a depuis renoué, avec succès, avec cette formule. S'ensuit une brève série de concerts en Europe avec Raven à la basse, puis le calme plat.
Rupture et projets personnels
Avec deux fortes personnalités au sein du groupe, de fréquentes rumeurs de tensions se font entendre, jusqu'à une nouvelle dispersion des membres. Dans ce qui a été considéré comme une tentative de la part d'Atkins de débarasser le groupe de Coleman, le batteur invite Raven et Geordie, ainsi que Ferguson, le claviériste Bechdel et le chanteur Chris Connelly à le rejoindre sur son label Invisible Records pour enregistrer sous le nom de Murder, Inc. Enregistré au Minnesota, l'album est enrichi du son inimitable de Geordie Walker, avec Atkins et Ferguson en guise de contrepoids. Edité, réédité, l'album est finalement épuisé. Le groupe se sépare sans jamais avoir tourné pour promouvoir le travail en studio.
Au cours des quelques années suivantes, et sans jamais avoir officiellement cessé d'exister, le groupe a vu ses membres se recentrer sur d'autres centres d'intérêts musicaux. Jaz a, de son côté, sorti un album teinté de musique populaire d'inspiration égyptienne, en collaboration avec Anne Dudley d'Art of Noise : Songs from the Victorious City.8 Mettant à profit sa formation en direction d'orchestre symphonique, il travaille a ses propres compositions dans ce style et s'installe en Nouvelle Zélande. Geordie se marrie et s'installe dans la ville de son épouse, Détroit. Après une audition réussie visant à remplacer le guitariste fraîchement expulsé de Faith No More, Jim Martin, il décide d'abandonner cette opportunité. Paul raven fonde the Hellfire club, puis rejoint les rangs du groupe de metal new-yorkais Prong. Martin Atkins, pendant ce temps, tourne et enregistre avec son nouveau groupe, Pigface. Se pourrait-il qu'on ait entendu le dernier rire ?
1992-1996 : le devant de la scène, à nouveau
Pas encore, puisqu'en 1992 démarre une nouvelle phase d'existence pour Killing Joke. Cette année-là, Virgin Records finance la compilation Laugh? I Nearly Bought One! (qui reprend une affiche, fort controversée à l'époque, datant du début des années 1980) et Geordie Walker est contacté afin de vérifier que sont inclus les morceaux les plus représentatifs du groupe. Il fait alors appel à Youth pour savoir si ce dernier a encore de vieilles photos du groupe, pour le livret de l'album. Depuis les incidents l'ayant opposé à Coleman, Youth a enregistré quelques albums avec Brilliant et est devenu un producteur très convoité (voir l'article détaillé Youth. Les deux ex-collègues retrouvent une certaine complicité, et quand, finalement, Youth propose de reformer le groupe, Geordie prend l'offre pour une plaisanterie.
En un laps de temps assez court, et certainement en utilisant à bon escient les nombreux contacts de Youth, Killing Joke est signé sur Zoo Entertainment, une divison de BMG, et se met au travail. Pandemonium est enregistré aux printemps, été et automne 1994 aux studios York en Nouvelle Zélande, dont Coleman est copropriétaire, et aux studios Butterfly de Youth à Brixton. L'album est co-produit par Youth, on trouve un certain Geoff Dugmore à la batterie, et certaines parties vocales ont été enregistrées (clandestinement ou presque) dans la chambre du Roi de la Grande Pyramide de Gizeh en Egypte. Faisant brillament fusionner leur « vieux » son avec des influences plus métalliques, le groupe profite d'un succès mérité puisque le single Millenium sera diffusé très régulièrement sur les stations de radios états-uniennes. Ils reprennent la route pendant une bonne partie de l'année 1994 et au cours des premiers mois de 1995, jouant devant un savant mélange de vieux fidèles et de jeunes qui prenaient Killing Joke pour un « nouveau » groupe.
Suit, en 1996, l'album Democracy. Ajoutant, sur nombre de morceaux, une rythmique hypnotique jouée à la guitare acoustique à l'habituel son torturé de Geordie, l'album marque un nouveau changement dans le style du groupe tout en continuant d'aborder des thèmes devenus récurrents chez Killing Joke : les "leaders" sont cette fois la cible de critiques violentes, ainsi que le semblant de liberté qu'offre le système démocratique occidental. Les thèmes annexes sont, une fois de plus, la violence et l'inégalité, rejetés avec violence par le chant de Coleman, qui passe du murmure léger, dans des morceaux comme Pilgrimage, au hurlement de rage du dernier titre, Another Bloody Election. L'album, après le puissant et très métallique Pandemonium, aura du mal à conserver au groupe les fans récemment acquis. S'ensuit une tournée étalée sur les années 1996 et 1997, puis une nouvelle période de silence qui va durer 6 longues années et laisser les fidèles dans l'expectative.
1996-2003 : vers un arrêt définitif ?
Durant cette parenthèse, bien peu nombreux sont ceux qui auraient parié sur un futur album. Jaz Coleman se recentre sur sa seconde passion, l'écriture pour orchestre symphonique. A cette fin, il vivra de plus en plus souvent à Prague, en République Tchèque. Il connaîtra un bon succès en arrangeant les oeuvres de groupes cultes comme les Doors, faisant interpréter ses versions par l'Orchestre National de Prague avec, comme soliste, le célèbre violoniste Nigel Kennedy. L'ère Killing Joke semble bel et bien terminée. Coleman fera cependant des rencontres fort intéressantes sur le plan musical, qui sont évoquées dans le film tchèque Year of the Devil, dans lequel Coleman, comme les autres personnages principaux, joue son propre rôle.9 Les membres du groupes se feront tous très discrets, évitant de s'exprimer sur la possibilité d'une "reformation". Killing Joke acquiert ce statut légendaire qui, souvent, n'échoit qu'aux groupes définitivement disparus. La seule citation de Coleman qui puisse conserver une lueur d'espoir, sera celle-ci : « tout ce que je veux faire à présent, c'est écrire des symphonies... et [jouer dans] Killing Joke ». Personne n'y croit trop...
Depuis 2003 : retour en grâce
Mais Coleman, Geordie et Youth reforment un trio et en 2003, créent une surprise de taille en sortant un second album éponyme, comme l'était le tout premier. La machine est extrêmement bien huilée, tout est fait pour que l'album soit un succès. Les morceaux sont préparés en studio, et la batterie est confiée à Dave Grohl, ancien batteur de Nirvana et chanteur des Foo Fighters. Certains diront que la "patte" Dave Grohl est pour beaucoup dans la qualité musicale de l'album. En fait ce dernier se contentera de suivre les rythmiques lourdes, quasi-tribales, préparées en studio sur séquenceur, mais y donne bien sûr vie avec le talent qu'on lui connaît. Grohl parlera à cette occasion de l'admiration sans borne que les membres de Nirvana vouaient à Killing Joke. Admiration qui leur aura d'ailleurs valu quelques soucis - voir la section anecdotes -, le riff de guitare du morceau Come as You Are reprennant note pour note celui du classique Eighties. Cette vieille affaire n'aura donc entaché en rien les relations entre l'ex-Nirvana et Killing Joke, bien au contraire. Le "teaser" de l'album (morceau destiné à appâter l'acheteur) se retrouve sur le CD mensuel de nombreux magasines musicaux à travers le monde. Killing Joke retrouve un public égaré depuis "Pandemonium", celui des fans de métal et de musique industrielle. Les critiques sont globalement excellentes, l'album est souvent cité comme l'un des meilleurs de l'année, voire le meilleur album rock, tous styles confondus. Le groupe n'avait pas réussi à fédérer autant de monde autour de sa musique depuis bien des années.
Le thème principal de cet opus, qui présente en couverture une tête de clown fort peu sympathique, est l'opposition farouche de Coleman à la guerre en Irak initiée par George W. Bush. A noter aussi, sur des morceaux comme Asteroid, une tendance au millénarisme avec un Coleman qui semble hésiter entre redouter la fin du monde ou l'appeler de ses voeux. Les compositions sont signés Coleman/Glover/Walker, mais Raven apparaît dans les crédits de l'album. Personne ne sait avec certitude qui tient la basse sur l'album, mais Raven sera bien le bassiste de la tournée qui s'ensuivra. Cette tournée couvrira l'Europe, les Etats-Unis et l'Australie en 2003 et 2004, avec, derrière la batterie, Ted Parsons, un ancien de Prong.
L'année 2005 sera celle de la consécration avec deux soirées anniversaire pour célébrer les 25 ans du groupe. Le Shepherds Bush Empire, beau petit théâtre à l'italienne de Londres, est rempli pour l'événement. S'ensuivent un DVD d'excellente facture (Jaz y apparaît plus illuminé, terrifiant et charismatique que jamais) et un album live sur CD et vinyl. C'est Ben Calvert, jeune et talentueux batteur, qui se joint au groupe, ainsi qu'un nouveau claviériste, Reza. Dans la foulée, Killing Joke assure la première partie (été 2005) du groupe Mötley Crüe, nouvellement reformé. Au vu des performances comparées des deux groupes sur scène, un critique sortira cette pique qui veut tout dire : « à la place des Mötley Crüe, je ferais dans mon pantalon ». Commence alors le travail de création et d'enregistrement de leur nouvel album.
La ville de Prague est devenue le point de chute logique du groupe, et c'est là que naîtra Hosannas fro the Basements of Hell. Petr Zelenka, qui a dirigé Coleman dans le film Year of the Devil (titre original : Rok Ďábla - DVD non importé en France) réalisera d'ailleurs le clip du titre phare de l'album. Sorti en avril 2006, cet opus délivre une énergie brute qui remonte loin dans l'histoire du groupe. Le son rappele le côté cru, brutal et sans artifice de l'excellent Extremities.... Une fois de plus, l'accueil sera excellent et les ventes suivront le même mouvement. Immédiatement après la sortie de Hosannas, Killing Joke entâme une tournée européenne. Paul Raven quittera cependant assez vite la scène pour aller tourner avec son autre formation, Ministry. Il sera remplacé par Kneill Brown. Le 10 juin 2006, le groupe occupe la scène MySpace du Download Festival, recevant pour l'occasion une excellente critique de la part du magasine Kerrang. La partie automnale de la tournée est malheureusement annulée pour raisons de santé et le groupe ne s'est pas encore exprimé sur un éventuel redémarrage.
En octobre 2006, Coleman est nommé compositeur résident pour l'Union Européenne. Il sera donc appelé à composer et jouer ses musiques pour toute occasion spéciale au sein de l'Union. Sa mère se dira réjouie par cette nomination, donnant à Jaz l'occasion d'exprimer son amour pour l'Europe. Jaz Coleman est également compositeur résident en République Tchèque, son pays d'adoption depuis 7 ans, et en Nouvelle Zélande.
Adoration
Sanity
A New Day
Love Like Blood
Love Like Blood (Live)
Lust Almighty (Live)
Empire Song (Live)
Let's All Go (To The Fire Dances)
America
Kings and Queens (Live)
Requiem(Live)
Dominator (Live)
Unspeakable (Live)
Sun Goes Down (Live)
Chessboards (Live)
Money is not our god
Pandemonium
Pandemonium (Live)
Pandemonium 2005 (Live)
Millennium (Live)
Wardance (Live)
Seeing Red
Loose Cannon
Hosannas From The Basements of Hell
Democracy
Communion (Soundcheck)
DUSK DIGITAL GALLERY
Philippe Carly
Live
Site Officiel
Fan Site
Fan Site
Chronique album
ITW Jaz Coleman
Chronique album
The Press Reports
Myspace _________________
Désormais, l'emblème du gouvernement belge sera le préservatif.
Ce caoutchouteux ustensile représente parfaitement la politique belge : il supporte l'inflation, vide les bourses, ralentit la production, bousille la prochaine génération, et surtout – surtout ! - protège les glands.
Il procure en outre un sentiment de sécurité alors même qu’on est en train de se faire baiser. |
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philippe
Editor

Inscrit le: 12 Mar 2004
Messages: 3920
Localisation: entre la seringue et mon vélo
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Posté le: Mer Déc 06, 2006 10:30 Sujet du message: |
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Si certains ne connaissent pas, je vous conseille de ne pas tout écouter... Commencer par Adoration, Love Like Blood, Communion, Millennium, Pandemonium, Money is not our god, Loose Cannon, Seeing Red et Democracy pour les liens You Tube.
Pour les albums, Democracy, Pandemonium et Killing Joke restent les meilleurs pour moi. _________________
Désormais, l'emblème du gouvernement belge sera le préservatif.
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DJ/EF
Poste en dormant


Inscrit le: 05 Jan 2006
Messages: 492
Localisation: Frameries (Belgique)
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Posté le: Mer Déc 06, 2006 14:03 Sujet du message: |
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Et moi je conseille le magnifique DVD live "XXV Gathering" sorti pour célébrer les 25 ans de carrière du groupe.
Le son de ce DVD en 5.1 déménage, c'est du lourd de chez lourd... et tellement bon!
DJ/EF _________________ I'll drink to that...
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Cryptogenesis
Chief Editor


Inscrit le: 04 Mai 2003
Messages: 1374
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Posté le: Mer Déc 06, 2006 19:19 Sujet du message: |
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Et moi je conseille Asteroid à donf dès le matin (merci philippe), pour déterminer quel est le seuil de tolérance du voisinage.
FK "Nature renewed by fire made whole" |
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philippe
Editor

Inscrit le: 12 Mar 2004
Messages: 3920
Localisation: entre la seringue et mon vélo
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Posté le: Mer Déc 06, 2006 20:25 Sujet du message: |
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Asteroid (Live)
Asteroid (Live in Antwerp)
Alstublieft Meneer.  _________________
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Cryptogenesis
Chief Editor


Inscrit le: 04 Mai 2003
Messages: 1374
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Posté le: Mer Déc 06, 2006 20:41 Sujet du message: |
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Les meilleurs bootlegs vidéo, c'est quand même ceux de Killing Joke, y'a pas à dire, ça finit presque par faire un style
Hartelijk dank, Filiep
FK "Hé Jaz, tu nous pisses une bonne Gueuze?" |
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danywilde36
Poste pour oublier


Inscrit le: 26 Jui 2006
Messages: 264
Localisation: St Maur, Châteauroux, nickel !!!
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Posté le: Ven Déc 29, 2006 14:41 Sujet du message: |
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Love like blood est obligatoire !!!!  _________________ Birdie num-num..... |
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